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Un peu de philosophie...

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On rêve très souvent de la mort. De Dieu, jamais.


La magie de la vie consiste à se servir de l'action pour parvenir à la non-action.


L'intention façonne la réalité. Nous devenons ce que nous pensons.


Le temps, c'est ce qui empêche tous les événements de l'univers de se produire en une seule fois.


Celui qui saisit les phénomènes comme réellement existants est aussi stupide qu'une vache, mais celui qui saisit l'absence d'existence des phénomènes, la vacuité, comme réelle, est encore plus stupide qu'une vache.


La réalité se trouve dans les yeux de celui qui regarde.


Rater le train n'est pénible que lorsque l'on court après.


Être vieux, c'est juste être jeune depuis plus longtemps que les autres.


Plus l'état de la planète se dégrade, plus notre espérance de vie augmente. Le jour de la fin du monde, nous serons donc peut-être devenus immortels.


Temps-Espace

Départ absolu

Aux frontières de la perspective holographique : matière et vacuité

Le paradoxe EPR

Le pendule de Foucault

La méditation

Bouddhisme, kézako ?

Le pessimisme de Schopenhauer

Bouddhisme, kézako ?

Une religion

Contrairement à ce que l’on pense souvent, le bouddhisme est une religion. Le mot religion vient du latin religere, qui signifie "relier". Relier les gens entre eux. Dans ce sens, le bouddhisme est la plus religieuse des religions ! Tout y est basé sur la transmission intacte des enseignements de maître à disciple. Chacun hérite ainsi d'un enseignement adapté à ses besoins et à ses motivations. On dit que le Bouddha a laissé 84000 enseignements, de sorte que chacun trouve celui qui lui convient. Un des grands préceptes de l’enseignement de Bouddha est que l’on ne doit pas croire aveuglément ce qu’il dit, mais expérimenter les choses par soi-même et se faire sa propre opinion. La chaîne des maîtres et des disciples s'appelle la lignée. C’est elle qui garantit l’authenticité des enseignements. Le bouddhisme est aussi une religion dans la mesure où elle est fondée sur un acte de foi, une croyance en la nature éveillée de l'esprit.

Pas de dieu

Bien que le bouddhisme soit une religion, la notion de dieu n’y est pas présente. Bouddha n’est pas du tout un dieu. Il n’est jamais fait référence à une entité extérieure qui aurait créé le monde qui nous entoure. Les bouddhistes pensent que ce que nous percevons de ce monde est erroné et que la question de savoir si l’univers a été créé ou non ou s’il a toujours été là ou pas est sans objet. En fait, cette question n’est pas importante. C’est à l’intérieur de nous-mêmes que nous devons chercher les réponses. Il n’est pas nécessaire de prier un être tout puissant qui nous serait extérieur. L’éveil (la capacité à voir les choses comme elles sont réellement) est déjà en chacun de nous mais nous l’ignorons. Il nous appartient de dissiper les voiles qui obscurcissent notre esprit. Le chemin vers l’éveil est plus un travail de dissolution (la dissolution des voiles) que de construction. Pour l’instant, ce que nous croyons être la réalité n’a pas plus d’existence qu’un rêve, même si la réalité nous paraît « solide », tangible (c’est la nature de cette illusion d’être solide et de se manifester). Il n’y a rien à trouver qui ne soit déjà là, en nous : la nature éveillée de l'esprit. Et pour cela, il faut, entre autres choses, dissoudre le voile de la saisie réaliste.

Bouddha

Celui qu'on appelle « le » Bouddha, n'est, si l'on peut dire, qu'un Bouddha ! C'est le Bouddha historique, le Bouddha Sakyamuni, né cinq cent ans avant Jésus-Christ. Il s’appelait Gautama Siddharta. C’était un riche prince que son père tint écarté dans son palais des réalités du monde qui l’entourait. Il sortit un jour du palais et s’aperçut que les choses n’étaient pas exactement comme il le croyait jusqu’alors ! Il fut confronté à la vieillesse, la maladie et la mort alors que son père l’avait entretenu dans l’illusion de l’éternelle jeunesse et de l’immortalité ! Il fut alors obnubilé par une seule idée : comprendre le pourquoi de la condition humaine et comment se libérer de toute cette souffrance. Il essaya beaucoup de méthodes, y compris l’ascétisme, dont il réalisa que ce n’était certainement pas la meilleure ! De façon générale, les bouddhistes n’affectionnent pas beaucoup les choses extrêmes : il suivent la « voie du milieu ». Par exemple, ils ne disent pas que rien n’existe (nihilisme) ni que les choses existent de façon très solide et immuable, sans aucun espoir de changement (éternalisme). Pour eux, la vérité est intermédiaire et toute relative et dépend de notre degré d’éveil (c’est à dire de compréhension de la vrai nature des choses). Le bouddhisme apprend souvent l’humilité ! Le bouddhisme n’a pas commencé avec le bouddha Sakyamuni. Il ne s’arrête pas non plus à ce Bouddha là. Des Bouddhas, il y en a eu beaucoup. On dit que le bouddha Sakyamuni est le cinquième des mille bouddhas de cette ère. Il y aura d’autres Bouddhas (le prochain, dans environ 2000 ans, s’appellera Maitreya et sera assis sur une chaise, ce qui sera plus commode pour nous autres, occidentaux !). Il y a même malheureusement eu des époques sans Bouddha, tout simplement parce qu’il n’y avait personne prêt pour recevoir les enseignements. Nous sommes tous des bouddhas en puissance. Le Bouddha était un homme. Il a atteint l’éveil, comme tous les maîtres de la lignée, et comme nous sommes tous appelés à l’atteindre.

Nirvana

Le Nirvana, c’est précisément l’éveil. Ce n’est pas un lieu ni un état particulier. C’est seulement la réalité vue avec un esprit sans voiles. Pour nous débarrasser de ces voiles, nous devons apprendre à dominer la colère, la cupidité, l’orgueil, l’attachement et « éduquer » l’esprit. L’esprit a une fâcheuse tendance à « saisir » toutes les pensées qui s’élèvent en lui : il les solidifie et construit de gigantesques entrelacs dans lesquels nous nous laissons emprisonner. Une pensée fait suite à une autre et, de proche en proche, nous façonnons entièrement l’univers qui nous entoure. Nous édifions nous-mêmes les murs de notre prison. Nos tendances, nos habitudes et nos attentes perpétuelles nous empêchent de progresser spirituellement. Nous devons apprendre à lâcher prise petit à petit et à ne pas nous laisser envahir et dominer par nos peurs et nos émotions. L’éveil est comme un réveil : nous prenons conscience de la fin du rêve, alors que nous n’avons jamais eu conscience du moment où il a commencé.

Samsara

Le samsara est le monde qui nous entoure vu à travers les voiles de l’ignorance. Nous sommes le jeu d’une illusion et nous croyons que cette vue correspond à la réalité, ce qui est source de nombreuses souffrances. En particulier, nous sommes attachés à cette vision du monde et n’avons de cesse d’y revenir, par habitude, par facilité, parce que nous ne connaissons rien d’autre et parce que la condition humaine présente à nos yeux certains agréments. En fait, nous nous leurrons sur les moyens d’accéder au bonheur, sans nous rendre compte que tout instant de bonheur ou de plaisir porte en lui-même un germe de souffrance : dés qu’il cesse, il nous pousse dans la nécessité impérieuse de le retrouver pour mieux le perdre encore. Il s’en suit un cercle infernal de morts et de renaissances dans ce monde de la forme et des phénomènes. L’existence apparaît alors comme une roue qui ne cesse de tourner, la roue du samsara. Au fur et à mesure de notre progrès spirituel, nous réalisons que ce qui nous entoure n’a pas autant de solidité que nous le pensions. Pour autant, nous ne devenons pas des êtres réalisés du jour au lendemain ! Le chemin peut-être long et difficile. Il faut savoir être humble et patient. Tant que nous croyons encore un tant soit peu à la solidité relative de ce qui nous entoure, nous ne devons pas nous méprendre sur notre fragilité et sur la compétence de l’ego à nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Un très bel adage résume assez bien la situation : « Tant que tu crois être une souris, si tu rencontres un chat, alors fuis de toute la force de tes petites pattes ! ».

Réincarnation

Les bouddhistes croient en la réincarnation. Il ne s’agit pas d’une foi aveugle car on en possède des preuves concrètes. Les lamas disent parfois d'un air amusé que le bouddhisme est la seule religion où l'on peut visiter l'appartement témoin car on peut montrer des preuves tangibles de la réincarnation : certains grands maîtres, voulant se réincarner volontairement pour venir en aide aux êtres, donnent avec précision, au moment de leur mort, le lieu et la date de leur renaissance. Et quand on retrouve le jeune maître réincarné, celui-ci est capable de désigner des objets qui lui étaient familiers dans sa précédente vie. Il va sans dire que la vérification est très scrupuleuse et qu’elle doit être validée par des maîtres reconnus. Seuls les êtres éveillés peuvent décider volontairement de se réincarner pour venir en aide aux autres. Les êtres ordinaires « subissent » le processus de réincarnation car ils sont prisonniers du désir/attachement. La renaissance est en quelque sorte inévitable car un être qui n’a pas progressé sur le plan spirituel est attiré par une renaissance dans une matrice comme l’est une mouche par de la confiture. Du coup, nous « tournons » dans le samsara pendant des milliers de vies avant de commencer à réaliser qu’il y a peut-être une issue…

La mort

C'est peut-être dans dix minutes ou peut-être dans cinquante ans. Autant commencer à nous y préparer tout de suite, car, autrement, nous risquons de mauvaises surprises ! Le bouddhisme donne de nombreux (et très précis) enseignements sur le moment de la mort (le bardo de la mort). C'est un passage dangereux dans lequel nous risquons de paniquer car nous nous retrouvons seuls face à notre esprit désincarné. Nous risquons alors, comme dans un cauchemar, de courir dans n'importe quelle direction et de suivre une fois de plus les tendances qui nous poussent à reprendre une naissance humaine. Plus nous aborderons ce moment avec calme et plus nous aurons de chances de ne pas nous laisser emporter par nos attachements. Et, si notre pratique a été assidue, ce sera peut-être le moment de lâcher prise et de nous tourner vers l'éveil. Il est en effet possible de se détacher des illusions du samsara au moment de la mort.

Karma

C'est la loi de cause à effet. Nous sommes responsables de tous nos actes, pensées, paroles et nous créons les causes de tout ce qui arrive (en fait, notre esprit crée tout). Chaque acte, pensée ou parole a une conséquence. Un acte positif a des conséquences positives. Un acte négatif engendre de la souffrance. Les bouddhistes sont non violents et respectent toute forme de vie, y compris animale. Nous devons prendre du recul, regarder le monde qui nous entoure en mettant de l’espace. L’observation de la souffrance des êtres (humains ou non) doit être une occasion de voir s’élever la compassion. La biche est un symbole traditionnel de la compassion. Parce que, justement, la biche se cache des chasseurs pour qu'ils ne risquent pas de commettre un acte négatif en la tuant. La biche évite aux chasseurs de se créer un karma négatif !

Les quatre nobles vérités

Cet enseignement est au cœur du bouddhisme. C’est le premier enseignement que donna le Bouddha Sakyamuni.

  1. La première est la vérité de la souffrance : il suffit de regarder le monde qui nous entoure (et aussi notre monde intérieur !) pour constater que la souffrance est partout depuis la naissance jusqu’à la mort. Bien sûr, le monde relatif peut apporter de petits plaisirs, mais ils sont tous éphémères (et souvent causes de souffrances ultérieures !)… Une grande cause de souffrance est l’impermanence : rien n’est éternel et immuable. Tout est appelé à disparaître. Le passé est comme un rêve et l’avenir n’a pas de réalité solide. Seuls semblent exister des instants, insaisissables.
  2. La deuxième est la vérité de l’origine de la souffrance : le désir (nous voulons toujours plus et ne développons pas assez le contentement). Au mieux, quand le désir s’amenuise, subsiste encore le désir de désirer…
  3. La troisième est la vérité de la cessation de la souffrance : le fait de reconnaître que ça peut s’arrêter (en éliminant la cause : le désir) !
  4. La quatrième est la vérité du chemin qui mène à la libération : il existe une méthode, enseignée par le Bouddha (la méditation en fait partie) !


La précieuse existence humaine

Rencontrer les enseignements du Bouddha et pouvoir les suivre est une chance rare (en fait, ce n’est pas une chance, puisque nous avons nous-mêmes créé les causes pour qu’il en soit ainsi). Il faut en effet jouir d’un minimum de confort matériel, intellectuel et réunir un certain nombre de conditions qui font que nous sommes en mesure de nous ouvrir à cet enseignement. C’est pourquoi l’on dit que se réincarner dans un corps jouissant de toutes ces circonstances, c’est obtenir la « précieuse existence humaine ». C’est très rare. Aussi rare que les étoiles en plein jour, dit-on.

Le but

Atteindre l’éveil, et donc sortir du samsara, échapper aux cycles des renaissances dans un corps. Il ne s’agit pas d’une démarche individuelle, mais profondément altruiste. On fait le vœu d’amener tous les êtres à l’éveil. Une fois éveillé, on peut renaître volontairement dans un corps afin d’aider les êtres et les guider. Il est indispensable pour y parvenir de cultiver l’amour et la compassion. Quand l’éveil est atteint, on réalise la non-dualité : il n’y a plus de moi et de non-moi, d’intérieur et d’extérieur, d’observateur de d’observé.

Le moyen : la méditation

Commençons par dire ce que n’est pas la méditation.

  • Il ne s’agit pas de méditer « sur » quelque chose (pensée ou lecture).
  • Il ne s’agit pas de « faire le vide », c’est à dire d’essayer de chasser toutes les pensées : on deviendrait obnubilé par l’unique pensée de ne plus avoir de pensées. Cela créerait une tension terrible !
  • Il ne s’agit pas de se mettre dans un état particulier (état de conscience modifié, transe, etc.). Bien au contraire, car il faut être très présent.

Méditer consiste simplement à mettre l’esprit au repos, à le calmer, et à observer ce qui se passe en toute détente. Il n’y a rien à faire de particulier ni quelque chose à penser ou à ne pas penser. C'est un total non-agir. Au début, les pensées se bousculent et on a l’impression d’un grand désordre. On peut aussi tomber dans la rêverie ou la torpeur. Le but est de toujours ramener l’esprit comme on le fait avec la barre d’un navire pour garder le cap, de façon à rester maître de la situation et bien conscient de ce qui se passe. Aucune pensée ne doit être rejetée ni encouragée ou suivie. On reste en observation. L’esprit est comme une bouteille de bon vin qu’on a trop secouée : il faut le laisser décanter. Pour cela, il y a des techniques (attention posée sur le souffle, objets de référence, récitation de mantras, visualisations, etc.). Pour les visualisations, on peut s’étonner que les personnages qui interviennent aient des traits asiatiques. La raison est évidemment culturelle. En fait, cela n’a aucune importance puisque tous ces moyens « habiles » ne sont que des supports de méditation. Méditer apprend à mettre de l’espace. Peu à peu, la clarté s’établit et les voiles se dissipent : nous voyons plus clairement la véritable nature de ce qui nous entoure. Les principaux fruits de la méditation assise se recueillent… en dehors des périodes de méditation proprement dite (en fait, tout acte de la vie quotidienne devient méditation car on porte alors attention à tout) !

Où commence le bonheur ?

Quand on arrête de se poser la question.

Axel Chambily, 2004 (texte relu par lama Dordje Puntso, de Dhagpo Kagyu Ling)



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